à l'autre bout du bout du monde
Prévu au départ pour partager notre séjour en Nouvelle-Calédonie, nous continuons en partageant nos navigations depuis notre retour. Si vous voulez voir d'avantages de photos, allez sur "album photos" dans le menu à gauche. Bonne visite!

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MEGALODON

J’ai été contacté par ma hiérarchie pour les informer sur mes connaissances en voile et navigation. Après avoir expliqué rapidement mon expérience, j’apprends que je dois me tenir paré à tous moment pour un éventuel convoyage d’un hunter 54.
Après 2 semaines, je suis appelé le lendemain de mon anniversaire pour un départ en milieu de nuit. Je rallie la base aérienne pour un décollage en Puma jusque dans le nord de l’île. Après plus d’une heure de vol, nous nous posons peu de temps après le lever du soleil. Le P400 la Glorieuse (un des 4 bateaux de la base navale) est en train d’arraisonner un voilier, le Mégalodon, avec à son bord 3 personnes et 200 kgs de cocaïne ! Une fois l’opération effectuée, nous décollons pour rejoindre le patrouilleur. Je profite du paysage : la barrière de corail est en dessous de nous pendant que les montagnes s’éloignent rapidement. Nous arrivons sur zone après plus d’une heure de vol. La Glorieuse se met en route avia. Nous survolons le voilier puis nous nous présentons sur l’arrière du P400. Il y a une légère houle. Les deux plongeurs nous préparent pour un hélitreuillage, je me présente en 1er et le temps de le dire je me retrouve sur la plage arrière. Jérôme, qui est aussi de la partie pour le convoyage, me suit de quelques instants. Une fois à bord, nous attendons le débarquement de la marchandise saisie et de l’équipage. En fin d’après-midi, nous embarquons sur le Mégalodon, à l’aide du zodiac, le skipper et l’équipe de visite (d’arraisonnement) nous y attend. Le skipper nous fait faire un rapide tour du bord puis tout le monde retourne sur la Glorieuse. La nuit tombe rapidement et le vent, en provenance de notre port à rallier, se lève pour 15 nds. On se demande comment ils sont arrivés jusqu’ici sachant qu’ils sont partis du canada 6 mois auparavant. La bôme est cassée en deux, l’enrouleur cassé et fixé le long des filières, il n’y a pas d’étai, les voiles sont recousues, le moteur est HS…
 
 
 
En 2ème partie de nuit, le point d’amure du foc se déchire. Nous attendons le levé du jour pour voir ce que l’on peut faire. Une autre voile est trouvée dans le coffre avant, envoyée, déchirée à son point de drisse, réparée et c’est la drisse câblée qui casse… Sans possibilité de mettre de la toile à l’avant, il devient difficile de faire du cap avec 20 nds de vent et mer 4 dans le pif évidement. Après avoir expliqué notre situation à la hiérarchie il est décidé d’envoyer le navire de la gendarmerie maritime la Dumbéa. Sans carte de la zone nous virons de bord à quelques nautiques de la barrière face aux îles Belep. Nous passons également la nuit à tirer des bords jusqu’à l’arrivée de la vedette qui nous prend en remorque une fois le jour levé. Le vent et la mer sont toujours présents.
 
 
Nous passons la journée à longer les îles jusqu’à la passe qui nous permet, après pas mal de remous, de nous trouver un peu plus à l’abri. Le reste de la journée sera slalom entre les grains. Le contraste de couleur dans cette zone où nous ne croiserons aucun bateau est mémorable. La lumière fait place à l’obscurité. Nous distinguons parfois des phares de voiture puis l’éclairage public de Koumac. La mer est calme maintenant. Un bateau de la gendarmerie vient à couple pour la manœuvre d’approche et d’accostage. Tout s’est bien passé, je suis juste un peu déçu de n’avoir pas pu faire plus de voile et de n’avoir convoyé le bateau à bon port sans aide extérieur. Un boxer de la base navale arrive un peu après notre arrivée. Il est minuit et demi et c’est parti pour 5h de route dans le summum de l’inconfort. Nous arrivons à Nouméa un peu avant le lever du jour, la journée de boulot commence par des compte-rendus et restitution de matériel. Il est midi je rentre me reposer…


Publié à 12:05, le 1/04/2012, dans 10 avril 2012,
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