à l'autre bout du bout du monde
Prévu au départ pour partager notre séjour en Nouvelle-Calédonie, nous continuons en partageant nos navigations depuis notre retour. Si vous voulez voir d'avantages de photos, allez sur "album photos" dans le menu à gauche. Bonne visite!

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Tour de la grande terre, du "caillou"

Le 07/11

Nouméa – Koumac          380 km 
La plus grande distance à parcourir du périple, il nous faudra la majeure partie de la journée.
Départ 09h, pique-nique à midi sur la plage de Poe après une pause entre la plage de la roche percée et la baie des tortues 
Plage de la roche Percée    La roche percée

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 Le bonhomme vu du haut de la roche percéLieu  « Taboo » où les âmes des défunts se jettent de la falaise.  La légende dit que pour être accepté dans le royaume de l’ombre, la mer vient vérifier si leur oreille est percée.  Le souffle du vent dans la roche percée sert, quant à lui, à communiquer entre le royaume des vivants et celui des morts.                                     

 

 

La longue plage au pied des falaises est le lieu de reproduction des tortues, nous y reviendrons plus tard je l’espère.
 

 
 
La case du camping du lagon -Koumac-
 
 
 
 
Nous reprenons la route jusqu’au port de Koumac, environs 30 bateaux y sont amarrés. Nous arrivons ensuite au camping du lagon où notre case nous attend. La soirée se terminera au kineto après une paëlla.
 
 
 
 
 
 
 
 
  
Le 08/11
Koumac – Poingam        70 km
Avant de continuer vers le nord, nous nous dirigeons vers les grottes de Koumac. Cette grotte est connue depuis très longtemps et servait de lieu de sépulture aux tribus autochtones avant l’arrivée des missionnaires mais ce n’est qu’entre 1970 et 1990 qu’elle sera explorée et topographiée complètement. Elle est creusée par des rivières souterraines dans le massif de Koumac et  constituée d’un calcaire karstique datant de l’éocène (-53 -34 millions d’années).
Calcaire karstique : résultat de l’action de l’eau qui dissout la roche et entraine la formation de grottes, avens, dolines. Eh oui, c’est bien de visiter mais faut s’instruire un peu !
 
Allez, on continue. Nous voilà donc partis avec Titelle et nos chaussures de rando. Nous contournons de longues lianes, qui ressemblent à de grosses rastas descendants des arbres eux-mêmes agrippés aux roches. Bref c’est un véritable décor à la Indiana Jones qui nous amène à un éboulement de grosses roches que l’on escalade pour deviner une fente dans la roche.
  
Nous explorons les 2 premières salles en grippant puis nous accroupissant. Le plafond est parsemé de chauves-souris au milieu de stalactites. Anne n’ayant pas pu venir, nous faisons demi-tour pour ne pas qu’elle s’inquiète, sachant que les 300 premiers mètres sont accessible au public mais qu’il est nécessaire de parcourir les 3 400m sur 100m de dénivelé avec l’aide d’un guide.
 
Pause déjeuner sur une aire aménagée dans une réserve près d’une rivière.
Avant de faire route vers le nord nous cherchons à accéder aux mines de Tiebaghi. C’est un village fantôme d’une ancienne mine qui s’avère inaccessible sans un guide.
Le chemin sera long mais pittoresque jusqu’au camping. Il devient même très long pour Anne lorsque nous quittons la route pour de la piste parsemé de nids de poules et dite de « tôle ondulée ».
Une fois à ce bout du monde, les pieds dans l’eau, s’offre à nous la vue sur les Îles Belep. C’est un archipel d’îles où, d’après les nombreux faits divers, l’isolement favorise la consanguinité mêlée à une vie difficile pour les femmes.
 
Petite aparté : Le journal local montre que la population est consommatrice de faits divers. Ces derniers reflètent une atmosphère que l’on ne peut imaginer voir en France. Les accidents de voitures dû à l’alcool, les agressions la nuit même à Nouméa et autre coups de fusils sur le cousin dans la tribu parce qu’il n’a pas voulu baisser le son ou un jeune sodomisé avec une branche d’arbre sont monnaie courante. Il ne faut pas avoir peur  pour autant mais ce qui surprend c’est de voir ça dans les gros titres de la première page. Il ne faut pas s’aventurer n’importe où n’importe quand et c’est pour cela que nous avons préparé notre tour de l’île avec le lonely planet et les conseils des copains.
  
Revenons à notre exploration. Nous posons les tentes au relais de Poingam. Camping bien rempli, baignade dans une eau presque trop chaude (si si) surtout pour des bretons d’adoption comme nous. Mais ne nous plaignons pas, cette « soupe » est surprenante mais très agréable.
 
 
Le 09/11
Poingam – Colnett           160 km
 
Départ de bonne heure et cap sur la côte Est. Nous redescendons sur Poum avant d’attaquer la traversée. Ça monte, ça descend, ça tourne, passage de cols et de rivières et nous y voilà. Superbe point de vue sur le lagon, la barrière de corail, les passes, les îlots.
 
 
Nous longeons maintenant la mer. Le paysage est diffèrent : la montagne à tribord, la mer à bâbord et une flore luxuriante fournie par les cocotiers, les arbres fougères, les banians, les papayers, les manguiers et le bruit particulier des longs bambous qui se frottent les uns aux autres dans le vent.
 
Pause au monument commémoratif de la prise de possession de la nouvelle Calédonie par les français le 24 septembre 1853 puis pique-nique à côté d’un immense banian devant la plage où James Cook a débarqué en 1774.
A côté se trouve une petite chapelle à l’ombre d’un arbre qui a vue la première célébration catholique de l’île.
1ère messe par Cook   
La suite du voyage nous amène à la cascade de Colnett, quelques centaine de mètres avant notre camping. Promenade sur les rochers et 1er Raoul pour Anne qu’une méchante gastro va bien crever. Installation du campement au relais de Ouane Batch. Camping tout en longueur entouré de perruche de la chaine (oiseaux vert à tête rouge semblable à un perroquet). Une fois la nuit tombée nous rallions une excellente table d’hôte où Titelle et moi-même profitons d’un buffet à volonté pendant qu’Anne est partie pour une nuit spastique et contractile. Lucie, elle, dort rapidement dans son lit parapluie installé dans la tente. Nous finirons notre soirée au coin du feu avant l’arrivée de la pluie. Pluie qui ne m’a pas empêché de dormir dans le hamac entre deux cocotiers en bord de mer.
 
Hamac au relais de Ouane Batch 
 
 
Le 10/11
Colnett – Hienghène          25 km
Allez hop, on remballe, direction le dispensaire de Hienghène. Nous longeons sans doute la plus belle partie de la côte du caillou. Sous un temps menaçant nous observons le massif du Panié qui détient le point culminant de l’île (1629m). Ces montagnes plongeant à même l’océan laissent apercevoir nombre de ses cascades en altitude se jetant au milieu des arbres. Avant d’arriver à Hienghène il nous
faut prendre le bac pour traverser la Ouaième.
Estuaire de la Ouaième   Le bac
 
Rivière sacrée, dans une vallée escarpée, où l’on ne peut ni se baigner ni poser un pilier pour un pont. Les esprits des ancêtres navigants dans celle-ci.
Milieu de matinée, arrivée au dispensaire de Hienghène, peu d’attente. L’infirmier puis le médecin font leur check-up. Il écarte l’hypothèse de l’intoxication alimentaire et se veut rassurant. Elle restera HS toute la journée dans le bungalow. Un peu plus loin nous mettons le kayak à l’eau à l’entrée d’un bras de mer qui longe les roches de lindéralique.
 
Nouveau moment culturel : Les roches de lindéralique sont un massif de calcaire karstique (comme vu auparavant); Ce massif se distingue par son alignement vertical de pitons et de tourelles taillés dans la roche. Ainsi que par des encoches horizontales façonnées lors des oscillations du niveau de la mer durant les phases interglaciaires. L’aspect rectiligne de la falaise côté mer proviendrait d’un mouvement de l’écorce terrestre. (J’essaierai plus tard de parler de la création de l’île qui reste un phénomène géologique très intéressant) .
 
Mais pour le moment arrêtons de faire le savant et continuons notre balade en kayak. Aller un peu d’action pour ne pas vous endormir. Motivés malgré les bons 20 nœuds de vent, nous sortons face au courant puis travers aux vagues nous nous faisons rincer à plusieurs reprises avant de longer la côte tout schuss. Nous surfons en passant devant le camping, cap sur la poule couveuse dans l’estuaire de la Hienghène. Nous la contournons au milieu des hauts fonds en manquant de s’échouer sur les cailloux après un surf incontrôlable (grand moment de bonheur).
   
En passant entre la poule et le sphinx nous avons la sensation qu’ils nous observent. Une ambiance de repère de pirates souffle dans les airs. Nous laissons le kayak sur la rive qui se trouve sur une propriété et rentrons à pied en savourant goulument un ananas. Le soir Anne va mieux nous prenons notre repas bien installés sous la pleine lune.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le 11/11
Hienghène – Poindimié       70 km
 
Petit tour des points de vue pour Anne avant de continuer notre route vers le sud.
Le Sphinx   
Le Sphinx                                                                               La Poule Couveuse
 
Fond îlot Tibarama
 
 
 
Arrêt direct au camping de Mo.Sa.Sa où les emplacements sont restreints mais l’accueil chaleureux. Anne et Titelle partent pour l’îlot Tibarama qui déborde de magnifique fond corallien.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pendant ce temps le virus d’Anne se déclare sur moi puis sur Lucie. Un moment inoubliable ! S’en suit l’arrivée du club de Harley de nouvelle Calédonie. Une quinzaine de gros cubes à frange envahissent le camping. Même s’ils auront été un peu bruyants, une urgentiste et une pharmacienne nous dépanneront de quelques médicaments.
 
 
Le 12/11
Poindimié – Houaïlou        75 km
Descente tranquille en observant le paysage. Pause à Houaïlou où les filles soulagent la boulangerie de ses pains aux chocolats.
Carrière à HouaïllouNous continuons la route un peu vers le sud à la recherche de pétroglyphes. Nous faisons choux blancs mais traversons une ancienne mines de nickel à ciel ouvert. C’est un désastre, les montagnes sont totalement défigurées.
 
De plus on ne peut que constater à quel point ils se foutent royalement de leur nature, voitures brulées et décharges à ciel ouvert.
Arrivée au camping de Kaora. Ce sera le plus cher et le moins bien équipé, douche sale à l’eau froide et aucun éclairage. Par contre de la place nous en avons et le lieu restera très calme.
 
 
Decharge à ciel ouvert     
 
Le 13/11
Houaïlou – Nouméa
La traversière se fait bien mais pas moyen de voir un panneau pour savoir comment rejoindre l’une des nombreuses cascades des environs. A l’heure de la pause du déjeuner nous atteignons Moindou un peu après Bourail. Quelques kilomètres et nous serons près d’un barrage le long d’une rivière. Plus nous avançons plus la piste se transforme en chemin où seul un 4x4 peut passer. Demi-tour et pause en pleine campagne pour le pique-nique. Quelques Caldoches qui passe ne nous rendent même pas le salut volontairement ce qui montre qu’ils ne sont pas très heureux de voir des « étrangers » proches de leur terre. Comme quoi même au fin fond du monde tu trouveras toujours un gars avec un QI de papaye écrasée au bord de la route. A noter aussi les autres QI de bulot séché qui, volontairement, mettent le feu aux forets alors que certains font le brulis (désherbage volontaire et contrôlé en débroussaillant correctement les alentours). Ces feux de forêt sont fréquents et totalement incontrôlés, c’est pourquoi nous avons, à plusieurs reprises, vu des pans de colline entiers en feu sans aucune intervention de l’homme pour le stopper. Voilà fin du coup de gueule.
 
 
Ce tour du caillou aura été crevant du fait que nous dormions tous les soirs dans un endroit différent. Nous en revenons donc  fatigués mais heureux. Ça a permis à Titelle de faire pas mal de découverte : L’île des pins la 1ère semaine, le tour du caillou la seconde et Lifou la troisième. Elle n’a pas arrêté et est loin d’avoir vu tout ce qu’elle voulait. Il lui manque le sud, la ponte des tortues et tellement d’autres choses magnifiques à découvrir. Etant la première à être venue nous voir et Anne pouvant encore faire un peu de voiture avant l’accouchement prévu pour mi-février, nous voulions en profiter pour faire le tour mais nous ne referons peut-être pas ce genre de périple. Sachant maintenant où se trouvent les plus beaux endroits nous ferons un point fixe pour le campement et partirons voir les régions qui nous attirent. Il paraît évident que nous n’aurions pas pu faire ce voyage sans une tiers personne c’est pour ça que même si ce n’est pas facile de passer 3 semaines avec 3 filles (non mais je vous jure !), je dis merci Titelle.
 
Maintenant attaquons les petits conseils pour les gens qui prévoient de venir nous voir :
 
La durée : Vu le prix du billet, le décalage horaire, les grèves du transport aérien et le nombre de choses à voir, vous ne pouvez envisager venir moins d’un mois, l’idéale pour ceux qui veulent bouger seul serait 1 mois 1/2.
 
Le budget : L’avion 1 400€ mini ;
 L’île de Pins 470€ : 4 jours, 3 nuits en pension complète + transport + excursion + location voiture ;
1 semaine de camping tout compris : 240€
Le caddie de course est 2 fois plus chère sans vous parler de l’alcool… (pour vous dire entre vous et moi je bois moins d’une bouteille de rhum par mois et me restreint au Picon bière sans parler que ça fait trois mois que je ne fume plus et que je vais au boulot en vélo.  Je vous jure mais je n’ai pas non plus muté, je reste Dada)
 
La logistique : Nous consultez…

Publié à 10:00, le 7/11/2011, dans 05 Novembre 2011, Nouvelle-Calédonie
Mots clefs : 05 - Novembre 2011
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